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Tertullien

 

Né à Carthage vers 160 après Jésus-Christ dans une famille berbère et païenne, il passa la plus grande partie de sa jeunesse dans le paganisme. Il aimait surtout fréquenter les combats sanglants de gladiateurs. Il étudia la rhétorique, ainsi que le droit, et acquit une véritable formation de jurisconsulte.

Touché par l’humilité des Chrétiens face à la persécution, il se convertit au christianisme à l’âge de 30 ans. Il devint par la suite un grand moraliste et écrivit des traités sur le mariage et la chasteté. Il épousa également une femme chrétienne à laquelle il dédia un traité célébrant «cette douce et sainte alliance» entre un mari et sa femme.

Si Tertullien occupe une place très révélatrice dans l'Église, c'est que, plus qu’aucun autre de ses successeurs, il représentait son milieu et fut un témoin privilégié de la chrétienté en Afrique du Nord. Ses contributions au christianisme de son époque sont significatives: il fut le premier à écrire des traités en langue latine et à utiliser le terme "trinité" en donnant, d’après le souverain pontife, «un langage adéquat pour exprimer ce grand mystère». Le but de ses écrits était, d’une part, de réfuter les accusations des païens à l’égard du christianisme, et, d'autre part, de répandre la bonne nouvelle de l’Évangile en Afrique. C’est ainsi que Tertullien représenta au plus haut point tout un peuple, avec son génie et ses faiblesses, sa hardiesse, sa révolte face aux injustices, mais aussi ses excès, son penchant pour la provocation, sa prédilection pour le paradoxe, et son goût pour les formules brillantes ou subtiles.

 

 

Cyprien

Né vers 200 dans une famille très riche et non- chrétienne, Caecilius  Cyprianus exerça avec succès la profession de rhéteur.

Il se convertit à l’âge de 45 ans et fut baptisé un an plus tard.  Après sa conversion, il distribua aux pauvres une grande partie de sa fortune. Cette ardeur le fit remarquer aux autorités ecclésiastiques,  qui apprécièrent  en plus son éducation et ses relations. Il fut nommé prêtre, et peu de temps après, fut élu évêque de Carthage.

Deux ans après son élection, en 250 l ‘empereur Dèce qui voulait sauver l’unité politique et idéologique de l’empire Romain, persécuta les chrétiens qui furent arrêtés, torturés et exécutés

Se sentant menacé à Carthage, Cyprien crut que son devoir d ‘évêque était de quitter sa ville pour poursuivre sa tache en se cachant.  Il  fut alors  suivi par un groupe de clercs et de fidèles. il se retira sans doute pas loin de la ville.  De retour il fut confronté au problème  de ceux qui avaient failli face a à la persécution et il choisit  de prendre à leur égard des mesures de miséricorde ce qui provoqua le mécontentement des rigoristes qui les considéraient des hérétiques.

Il fut arrêté en 258 au cour de la persécution de Valérien, et fut décapité le 14 septembre.

Il laissa un trésor inestimable d’écritures : A Donat qui traite de l inexistence des idoles,  A Fortunat sur l exhortation au martyre et  sur l unité de l église, sans oublier sa correspondance personnelle qui comptait 65 lettres qui décrivaient l’organisation de l église primitive et les persécutions qu’elle avait subit

 

 

St. Augustin

Considéré comme l'un des plus célèbres pères de l’église latine, Aurelius Augustinus naquit à Thagaste, une ville située à l’est de l’Algérie et qui porte actuellement le nom de Soukhras. Son père était païen, mais sa mère, elle, était une chrétienne très pieuse du nom de Monique.

Élève doué, Augustin bénéficia d’une éducation classique; il étudia la rhétorique d’abord à Madaure, ensuite à Carthage et finalement à Rome. Plus tard, il critiquera dans ses Confessions ce mode d’enseignement centré sur l’éloquence. C’est à Milan qu’Augustin devint professeur de rhétorique et fréquenta une société de poètes et de philosophes. Il rencontra par la suite Ambroise, l’évêque de Milan, et se lia d’amitié avec lui. En 386, Augustin se convertit au christianisme. Peu de temps après, il abandonna sa profession de rhéteur et reçut le baptême en même temps que son fils Adéodat, né d’une union illégitime.

Cinq ans plus tard, il retourna en Afrique où il perdit d’abord son fils et, par la suite, son ami. Ressentant un vide immense et pris d’une très grande tristesse, il décida d’aller à Hippone (Annaba) où il devint prêtre, puis évêque. 

Durant les années qui suivirent, il consacra son temps à s’occuper de son diocèse et à combattre hérésies et fausses doctrines. Auteur prolifique, il composa 232 livres et 93 ouvrages littéraires, sans compter ses sermons et lettres. C’est ainsi qu’il laissa à la chrétienté un trésor d’écrits théologiques.

Animé d’un grand zèle et d'un dévouement sans faille, il refusa de quitter sa ville Hippone, malgré les attaques incessantes des Vandales. Il mourut durant le siège de la ville en 430.